Courage politique et lucidité économique

Commentaire de l’article « la guéguerre du chiffre » de Christian David, directeur adjoint de la rédaction de L’Expansion

http://www.lexpansion.com/art/126.0.154368.0.html

 X D le 24/02/2007 à 22:05
Vous avez sans doute raison d’inciter à la prudence vis à vis de chiffrages dont la crédibilité laisse à désirer. Prenons le cas de N. Sarkozy. Selon l’évolution de la campagne et le discours du jour, nous arrivons à des différences considérables. Y aura-t-il quatre points de prélèvements en moins (au bas mots 70 milliards de manque à gagner) ou bien un seul point à l’issue du quinquennat? Ce n’est pas tout à fait la même chose! Et que dire de l’approximation sur le bouclier fiscal? Le paradoxe dans ces chiffrages c’est de vouloir faire sérieux en affichant des chiffres qui ne résistent pas à l’analyse. Les économistes de l’OFCE ont critiqué l’approche comptable de la politique qui gomme le fond des choix démocratiques. Vous avez raison de souligner l’importance des composantes de la dynamique économique qui ne peut se résumer à des calculs sur papier. Néanmoins, il est sain d’afficher avec le plus grand réalisme les incidences des orientations politiques.

Lucidité économique et courage politique

 Commentaire de l’article “la guéguerre du chiffre” de Christian David, directeur adjoint de la rédaction de L’Expansion http://www.lexpansion.com/art/126.0.154368.0.html

Vous avez sans doute raison d’inciter à la prudence vis à vis de chiffrages dont la crédibilité laisse à désirer. Prenons le cas de N. Sarkozy. Selon l’évolution de la campagne et le discours du jour, nous arrivons à des différences considérables. Y aura-t-il quatre points de prélèvements en moins (au bas mot 70 milliards de manque à gagner) ou bien un seul point à l’issue du quinquennat. Ce n’est pas tout à fait la même chose! Et que dire de l’approximation sur le bouclier fiscal? Le paradoxe dans ces chiffrages c’est de vouloir faire sérieux en affichant des chiffres qui ne résistent pas à l’analyse. Les économistes de l’OFCE ont critiqué l’approche comptable de la politique qui gomme le fond des choix démocratiques. Vous avez raison de souligner l’importance des composantes de la dynamique économique qui ne peut se résumer à des calculs sur papier. Néanmoins, il est sain d’afficher avec le plus grand réalisme les incidences des orientations politiques.

X D, le 24/02/07

Hauts fonctionnaires dans un cul-de-basse-fosse

Quel affligeant spectacle que celui des serviles hauts fonctionnaires bien mal nommés sous le pseudonyme de Spartacus : dans Rebonds (Libé) on peine à trouver un seul argument. Ils évoquent la dette que laisserait filer Ségolène Royal pour justifier, après Besson, leur reniement. Tout est bon pour bouffer du « socialo » : les impôts, les déficits, les retraites,  la démagogie, le péril pour les générations futures et la gabegie au présent ! Que c’est bas. Il y aurait moins de honte de leur part en avouant franchement leur goût pour la carrière. Aujourd’hui le cynisme n’a plus de limites. Dans le grand jeu des manipulations il faut subvertir tout ce qui pouvait faire sens. Mais ils sont prudents nos fonctionnaires masqués derrière l’emblématique Spartacus . Et peut être demain, leur pronostic déjoué, les verrons nous, ces anonymes calculateurs insupportables, courrir vers d’autres écuries victorieuses et se vendre au plus offrant pour sortir de leur cul-de-basse-fosse. Dans tous les cas ils n’échapperont plus à leur lâche destin, ces esclaves des maîtres du jour ! Mais à l’assaut de la fortune on peut leur faire confiance pour échapper au sort des six mille esclaves crucifiés par Crassus. Nos gladiateurs trouveront toujours les arrangements opportuns. Ce sont des réalistes qui savent composer, eux!

X D, le 22/02/07

Un bavardage bien sarkozien sur Agora Vox

par X D (IP:xxx.x17.217.217) le 18 février 2007 à  08H39 en réponse à l’article de Lilian M     http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=19352&id_forum=375005&var_mode=recalcul#commentaire375005

On se croirait sur le site de N. Sarkozy et vous vous taillez une écoute à peu de frais en bidouillant des petites phrases ramassées dans les potins de source incontrôlée. C’est l’Agora Vox Sarkozy ! Au fait pour aller au fond pourriez-vous répondre à quelques unes de mes interrogations ? Quatre points de prélèvements en moins équivalent à un chiffrage à 68 milliards d’euros. N. Sarkozy parlait bien de baisser de quatre points ces prélèvement depuis son entrée tonitruante en campagne. Patatrac, hier on apprend de ses conseillers réunis en conclave qu’il faut ramener cela à un seul point en cinq ans. Tu parles d’une différence quand par ailleurs ces mêmes conseillers chiffrent le programme à quelques 32 milliards soit très en deça de l’Institut de l’entreprise qui le situe à plus de 50 milliards. Dites-nous si de votre point de vue cette révision traduit l’autorité, la rigueur, l’honnêteté et la constance ? Où est passée l’allocation au premier enfant ? Figure-t-elle toujours au programme ? Le plan Hôpital 2012 (10 milliards) n’est pas chiffré dans le programme. Est-il abandonné par le ministre candidat soutenu par Xavier Bertrand ? A propos du bouclier fiscal à 50% des revenus, oui vous savez cette disposition fracassante, que devient-elle ? Il semble que compte tenu du manque à gagner les conseillers reviennent sur des annonces, trop rapides et imprudentes, faites aux contribuables cette fois. Que répondez-vous ? Là il ne s’agit pas d’humeur ou d’ambiance mais de faits concrets, palpables, chiffrables, voyez-vous ! Ce ne sont pas des mots dont on peut se payer ! Répondez s’il vous plait. Vous dissiperiez dans mon esprit bien des doutes.

Les vices rédhibitoires de monsieur Sarkozy

On le savait démagogue, intempérant et autoritaire. On le découvre aujourd’hui d’une stupéfiante versatilité!

Il a suffi d’un premier mois de campagne pour que le ministre-candidat modifie en profondeur la présentation de son programme.

Revenons sur quelques annonces phare : promesse de la baisse de quatre points de prélèvements obligatoires, bouclier fiscal à 50% des revenus, allocation au premier enfant, etc. Dans ces domaines et bien d’autres, le candidat en quête de crédibilité économique se range à l’avis de ses conseillers et révise le programme.

L’Institut de l’entreprise, boîte à penser libérale, chiffre à 68 milliards d’euros une baisse de quatre points des prélèvements obligatoires. Après un mois d’annonce imprudente, cette mesure spectaculaire est ramenée à une baisse d’un point sur cinq ans. Excusez du peu… de sérieux. C’est se moquer du monde! Idem pour le bouclier fiscal dont on ne connaît plus le niveau!

Le chiffrage du programme reste parfaitement illisible, même pour la droite. 50 milliards de dépenses nouvelles pour l’Institut de l’Entreprise, 32 milliards pour l’UMP…

Plus grave encore : le candidat Sarkozy gomme purement et simplement de ses comptes le plan hôpital 2012 (10 milliards), les efforts en faveur du sport (4 milliards), l’allocation unique de garde d’enfant, l’aide au retour à l’emploi, le compte épargne formation individuelle…

Ce programme doit être frappé de nullité. Cet avocat doit savoir le sort qui est réservé aux contrats viciés par le dol, l’erreur ou la violence. C’est une offense à la démocratie, une insulte à la raison et le signe d’une incapacité de N. Sarkozy à diriger la France.

X D, le 17/02/07

La marche funèbre de N. Sarkozy

“Il me reste une marche” a déclaré hier N. Sarkozy à la Réunion. Le ministre candidat, flatté par de bons sondages, n’a pourtant rien présenté de précis aux français, jouant sur tous les ressorts du double langage pour donner le change auprès de différentes clientèles. Mais il ne faut pas être grand clerc pour cerner la logique du candidat de la finance mondialisée. N. Sarkozy est le bouclier du capitalisme et de la mondialisation. Derrière lui, ce sont toutes les entreprises du CAC 40 et les marchands de canons, magnats de la presse, qui vitupèrent contre le programme social et républicain de Ségolène Royal.

La gauche n’est aujourd’hui créditée que de 40% de voix aux présidentielles. Si ce bas étiage persistait, cela la conduirait à l’échec. On voit bien dans la distribution des intentions de vote à gauche qu’il n’y a pas d’attraction des candidat de la gauche de la gauche au détriment de la candidate socialiste. Il y a plutôt une insuffisante mobilisation des catégories populaires et du salariat. Le discours de Ségolène Royal, dimanche à Villepinte, hier à Dunkerque offre une vision très claire d’un projet républicain audacieux qui défend le monde du travail et les couches populaires, les bas salaires, l’emploi, les services publics et promeut un ordre juste pour tous.

Il y a encore trop de confusion sur la portée du choix qui se présente à nos concitoyens. Ceux qui restent sur l’Aventin en faisant des beaux mots qui desservent la candidate devraient bien prendre garde à ne pas torpiller leur propre camp. C’est un combat historique dans lequel se joue d’un côté l’hégémonie du bloc  capitaliste, financier  et mondialisé et de l’autre le front  des forces du travail, des salariés précaires et des républicains de progrès pour une “France forte pour un ordre juste”. Pour ma part , je ne sais pas si N. Sarkozy franchira la marche fatale mais je ferai tout dans cette campagne pour éviter une marche funèbre à notre peuple.

X D, le 16/02/07

Les petits comptes de monsieur Besson

Il y a de quoi s’étonner de cette attitude inqualifiable de désertion en pleine campagne. Plutôt papillon qu’éléphant, ce jospiniste irritable préfère, lui aussi, écouter son ego, froissé, semble-t-il par une remise en cause de F. Hollande. Ce dernier demandait aux socialistes de privillégier le fond des propositions aux problèmes de financement. Or ces questions avaient surtout préoccupé Eric Besson dans ses interventions médiatisées.

L’enjeu de cette campagne exigerait plus de hauteur. Cette désertion est bien mesquine et symptomatique. La politique n’est pas une affaire de gagne petit où chacun ne s’impliquerait qu’à hauteur d’un gain escompté. La chaîne militante devient le dispositif de base d’une campagne majeure pour le devenir de la France. A nous de nous emparer du pacte républicain de Ségolène Royal pour porter le débat sur les vrais enjeux : l’emploi, la croissance, l’éducation, la République et l’Europe.

X D, le 15/02/07

Roger Hanin, qui se dit toujours communiste, affirme que le candidat de l’UMP est “un homme de gauche”.

Bien qu’il vénère encore son beau-frère François Mitterrand et se dise toujours communiste, Roger Hanin a annoncé, mardi 6 février, qu’il allait voter pour Nicolas Sarkozy au second tour de l’élection présidentielle car c’est “un homme de gauche”.
“Je l’ai rencontré à plusieurs reprises. C’est un homme qui m’a levé, il m’a séduit, il est sincère”, a expliqué l’acteur sur Europe-1, confirmant une annonce faite dans l’émission “L’Arène de France” qui sera diffusée mercredi soir sur France-2.
Quel grand comédien le beauf. Il vous le dit dans les yeux avec la verve de Navarro : “Zarkozy est un homme de gauche”.  Et de m’interroger sur la genèse de cette pensée avec ce syllogisme : Mitterrand et son beauf étaient de gauche, son beauf vote Zarko donc  Zarko est de gauche. D’ailleurs comme chacun le sait maintenent, Zarko est avec Jaurès donc tout redevient normal. Il va nous faire pleurer de rire le beauf! Ou rire à en pleurer. Et le marquis de Solages, il était avec Jaurès? Et François Mitterrand il serait avec son beauf?

X D, le 07/01/07 

Buffet : Sarkozy et Bayrou défendent la finance et non le travail

La candidate communiste a bien raison de dénoncer les attitudes démagogiques de François Bayrou et du ministre-candidat Sarkozy qui lui, ne recule devant aucune outrance. Ces deux hommes de droite ont démontré leur allégeance au néolibéralisme, ce système qui favorise en tous points les revenus de la finance en acceptant, par exemple, les licenciements boursiers pour le plus grand bonheur des actionnaires. N. Sarkozy veut faire main basse sur l’héritage de la gauche. Cette posture arrogante révêle une inquiétante capacité d’usurpation d’identité, peu dénoncée par un système médiatique particulièrement bienveillant à son égard. Quant à la magnificence de F. Bayrou, elle ne saurait duper que les candides à la mémoire courte. Le jeu commun des deux candidats de la droite n’est-il pas d’égarer les esprits quand leur projet vise d’abord la sauvegarde du libéralisme économique?

X D - 05.02.2007 – 19h47

Royal redouble de critiques contre Sarkozy et se démarque toujours du PS

http://www.20minutes.fr/politique.php

Les débats participatifs auront permis l’expression de milliers de citoyens sur les problèmes majeurs de notre société. Cette mobilisation exceptionnelle mérite d’être soulignée. Elle traduit une volonté démocratique et une capacité de rénover la vie politique. Les synthèses de ces riches débats permettront de mettre en relief les attentes des français et d’orienter le projet dans le bon sens. Nous allons rentrer dans une nouvelle phase de la campagne. C’est un impératif pour la gauche de mettre en perspective ce qui fonde l’originalité de son projet dans l’approche des questions sociales, des rémunérations, de la formation et de l’emploi contre l’insécurité professionnelle, de la défense des services publics, de l’éducation, de la croissance et du développement durable. La clarté s’impose aussi sur le redressement et la réorientation d’une autre Europe pour s’opposer à la mondialisation libérale. L’ordre juste doit se traduire dans des propositions concrètes. Avec un message clair, nous pourrons mieux dénoncer les discours de la droite qui masquent mal leur totale soumission à la logique de la mondialisation capitaliste et au néolibéralisme.

X D - 03.02.2007 – 22h06

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