Le retour du traité : une sortie par le bas

Le traité concentre  des éléments décisifs pour l’avenir de la France, de l’Europe et de ses peuples. L’annonce d’un accord entre Nicolas Sarkozy et le Président du conseil espagnol fait suite au dialogue avec la chancelière allemande et le chef du gouvernement anglais. Ce que le président français semble considérer comme une victoire diplomatique traduit plutôt une sortie par le bas. Le bras de fer n’a jamais eu lieu. Quand Chirac, honteux du Non, est resté dans une posture attentiste, son successeur fait mine de poser des exigences le temps d’une campagne pour s’aligner totalement, sinon se coucher, sur des positions européistes refusées massivement par notre peuple en 2005. On savait que la partie serait difficile.

En adoptant ce projet par voie parlementaire, N Sarkozy commet une sorte de forfaiture envers les citoyens français. Ségolène Royal avait clairement annoncé la nécessité d’un référendum, dans le respect du parallélisme des formes. Il est parfaitement regrettable d’accepter sans aucune contrepartie des évolutions institutionnelles quand les vraies questions portent aujourd’hui sur le fond : l’indépendance de la BCE pour conduire une autre politique monétaire favorisant la croissance, l’emploi et non la stricte orthodoxie libérale de l’euro fort. Sur ce point, malgré ses annonces, le nouveau président avale son chapeau en se privant de propositions cohérentes dans une situation de négociation. Malgré ses dénégations savamment distillées, N Sarkozy s’enlise dans le conformisme européiste le plus plat. Il est sans doute en total accord avec une majorité de pays de l’Union pour une pesée  diplomatique plus affirmée de l’Europe avec l’institution d’un ministre européen des affaires étrangères. Sur ce point, par delà les rêves pieux, la réalité de l’atlantisme trop marqué de l’Union conduit fatalement celle-ci à rejoindre  la diplomatie américaine. Deuxième forfaiture, bien prévisible au demeurant ! Quant à  l’extension des domaines  adoptés à la majorité qualifiée, cette procédure enlève toute  réelle maîtrise  politique nationale sur des sujets sensibles.

C’est sur ces points que porte la critique du Mouvement Républicain et Citoyen exprimée par son président d’honneur, Jean Pierre Chevènement. On sait pouvoir compter sur lui et sur sa capacité d’entraînement à gauche pour dénoncer avec la plus grande fermeté cette position de N Sarkozy et de sa majorité. La campagne des législatives permet d’ interpeller l’ensemble des candidats. Il ne saurait y avoir d’ambiguité sur ce dossier majeur. Les choix citoyens doivent se faire entendre. Dans la campagne et dans les urnes !

X D, le 3 juin 2007

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